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Cours particuliers : être dans la prévention ou préférer le curatif?



Faut-il se tourner vers les cours particuliers au moindre signe de fragilité ou attendre de réelles difficultés ?


Je dirais qu’au moins 75% des personnes qui me contactent pour des cours me contactent déjà trop tard. Quand les mauvaises notes se sont déjà accumulées depuis des mois, quand la motivation n’est plus là et quand l’adolescent a déjà perdu confiance.

Les premiers signaux des difficultés étaient pourtant là bien avant. Chaque fois, lors du 1er cours, je regarde les bulletins des 3 trimestres précédents a minima. Chaque fois, rien qu’en regardant les notes, je constate que les difficultés actuelles proviennent de fragilités déjà présentes au moins un an auparavant.

Sauf qu’un an auparavant, quand la moyenne générale tenait la route, que la moyenne en français n’avait baissé “que” de 2 points, beaucoup se disaient “on va voir s’il remonte ses notes, sinon on avisera”. Parfois, c’est vrai, ils arrivent à remonter leurs notes mais ce n’est que rarement le cas. C’est le cas des élèves ayant de solides bases qui ont juste moins travaillé à un moment de leur scolarité et qui savent se reprendre. Malheureusement, pour la plupart des élèves, les notes sont un reflet de fragilités réelles (voire parfois cette réalité est même atténuée car ils sont régulièrement surnotés). Ces fragilités ne font que s’accentuer au fur et à mesure de leur scolarité. Pour ces élèves là, qui n’ont pas certaines bases, ce n’est malheureusement pas le fait de passer en classe supérieure avec des exigences supérieures qui leur permet d’augmenter leurs notes…

Beaucoup de fois, je me dis que c’est dommage que l’on ne m’ait pas contactée un an plus tôt, quand ça allait encore pas trop mal mais qu’il n’y avait que des lacunes à rattraper. Cela aurait évité la perte de confiance et de motivation. Et surtout, il n’aurait pas fallu grand chose pour les aider à se remettre sur les rails.

Je me demande toujours pourquoi la plupart des gens attendent que ce soit vraiment compliqué avant d’intervenir alors que la prévention serait bien plus efficace. Certains disent qu’il faut être optimiste. Certes mais je ne crois pas que c’est être pessimiste de dire que les fragilités sont là et qu’elles ne vont pas disparaître seules. C’est juste être réaliste.

Ces dernières années, le phénomène est encore pire car beaucoup d’établissements fonctionnent en semestre. Certains parents réalisent donc en janvier/début février que ça ne va pas du tout en regardant les bulletins et déjà quasiment 6 mois se sont écoulés…


A tous les parents qui hésitent, j’ai envie de dire qu’il vaut mieux être dans le préventif que le curatif comme dans tous les domaines de la vie. Il n’y a pas de risque à être dans le préventif : si les cours sont peu nécessaires, l’accompagnement sera très court. Si les cours sont nécessaires, il sera plus facile de s’occuper des lacunes à temps.


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